2010/10/08

Clocher néo-gothique

Je ne suis pas adepte des lieux de culte pour le culte, mais certains d'entre eux me fascinent pour d'autres raisons.

C'est le cas de l'église Saint-Dominique située tout près de chez moi. Érigée en 1930 et conçue par l'archictecte J. Albert LaRue, elle représente un beau spécimen de l'architecture de style néo-gothique anglais. Personnellement, c'est son clocher qui me fait de l'effet...

À noter : c'est le presbytère qui lui est adjacent qui sera rasé afin d'accomoder l'agrandissement du Musée National des Beaux-Arts.



2010/10/07

Montcalm automnal

L'automne tristement raccourcit mes journées, mais, ô consolation, exhale cet arôme subtil de terre et de feuilles mortes et s'exprime en ces mille et une teintes qui réchauffent.

J'adore marcher dans Montcalm l'automne, et me régaler de mon quartier qui s'enveloppe pour un temps de son exquise cape panachée. Il s'y accroche de peine et de misère, sachant très bien que le vent, par bourrasques et rafales viendra tôt ou tard la lui ravir.

J'aime les longs automnes,ceux qui s'étirent langoureusement. Mais tant qu'il dure, j'y déambulerai d'un pas modéré, attentive aux changements d'un paysage en voie d'engourdissement progressif.











2010/10/06

Matin de brume

Il y a de ces matins confus qui n'attendent que le soleil pour lever ce voile...






2010/10/01

Je suis dans Elle Québec avec mes Glorieux!

Bien c'est fait, le secret est maintenant sorti... La raison – oui, j'en avais fait mention ici – derrière mon voyage bref d'une journée dans la grande ville est maintenant dévoilée. Sauf que j'ignorais totalement que l'histoire de la couverture mettrait en vedette des joueurs de mon équipe préférée!


Bien sûr, l'attention est généralement tournée vers ces Glorieux...

Toutefois, même si je n'y suis que figurante accidentelle, il s'agit du numéro annuel spécial consacré aux hommes, où l'on y fait mention de la place sans cesse grandissante qu'occupent les femmes sur la planète hockey: de plus en plus de pratiquantes du sport – ce n'était pas monnaie courante à mon époque – des reporters et journalistes, même les partisanes qui s'intéressent davantage au hockey qu'à l'équipe ou aux attributs physiques des joueurs.

Ce qui est vraiment rassurant, c'est que les barrières continuent à être brisées même si les Chantal Machabée ne sont pas légion. Julie, qui me côtoie dans l'encadré sur les blogueuses, est en voie de se frayer un chemin médiatique hors les sentiers battus de l'univers des arts martiaux mixtes...

Comme je n'ai absolument rien d'une fashionista, je considère quand même me trouver en agréable compagnie...

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Tant qu'à en avoir l'occasion, que je crois ici bien justifiée, je me permettrai de commenter la tenue de mes « covedettes ». Difficile à croire, mais je ne suis guère impressionnée par la tenue de Michael Cammalleri (j'ai su plus tard, à ma grande satisfaction il l'admet lui-même, supposément à la blague, qu'il n'aurait pas choisi l'accoutrement dans une vidéo publiée par les Canadiens sur le shooting). En fait, c'est Mad Max Lapierre qui a surtout retenu mon regard, suivi de près par Andrei Markov.

Ceci dit, je ne connais absolument rien à la mode...

J'ai aussi écrit un article en anglais sur ma figuration dans Elle Québec sur All Habs: A Cinderella Story: From Hockey Blogger to Elle Québec


2010/09/12

Dur dur d'être Carey

Me semble que c'est déjà assez difficile d'être gardien de but dans la ligue nationale.

Mais être le top prospect de moins de 25 ans de mon équipe de hockey préférée, ayayaye.

Un de mes blogues préférés pour ses trucs sur le CH, son histoire et autres anecdotes, Eyes on the Prize, publiait récemment une série portant sur les 25 meilleurs espoirs des Canadiens âgés de moins de 25 ans. Carey Price a été choisi par leur panel d'experts en tête de liste.

Étrangement, alors que rage depuis quelque temps une sorte de psychodrame opposant les médias traditionnels aux blogueurs, une station de radio probablement en manque de nouvelles, ratisse ces mal-aimés pour reprendre leur matériel. Ce n'est pas un mal en soi, ils aident du coup à les faire connaître ces blogueurs trop souvent mésestimés.

Mais ce qui m'a fait vraiment sursauter, c'est la coquille...



Oui, on n'en doute aucunement, CKAC – à l'instar des autres médias et nombreux partisans – aura son oeil sur le « Price » cette année.

Allez, Carey, moi j'ai confiance en toi.

2010/09/11

Dire la vérité (ou l'entendre)

Dites la vérité, sinon quelqu'un la dira à votre place.

Cette réflexion m'a été soufflée à l'écran sur mon fil Twitter ce matin. Étrangement, je m'étais engagée pas plus tard qu'hier dans une conversation sur ce même thème parce que j'avais osé exposer certains faits dont j'avais été témoin, à quelques reprises étant une partie directement impliquée. Pour une raison que je m'explique mal encore, mon interlocuteur a été contrarié par ma révélation. Si j'avais été dans l'erreur, quelqu'un se serait sans doute fait l'immense plaisir de venir me contredire. Toutefois, ça n'est pas arrivé.

Bien sûr, toute vérité n'est pas bonne à dire. Tout dépend du risque encouru, de ce qu'on a à perdre en la dévoilant. Jeune adulte, je me souviens avoir adopté cette attitude – qu'ironiquement l'on admire parfois chez certains, ceux qui disent tout haut ce que tous pensent tout bas – et dire tout ce qui me passait par la tête, peu importe qui pouvait s'en trouver blessé. Avec mon avancement en âge, j'ai réalisé que parfois, sans mentir, il est préférable de rester coi.

Par contre, on peut gagner beaucoup à la connaître cette vérité, ou à la faire connaître. De nier certains faits ne peut que perpétuer un enlisement néfaste, sinon encourager le surplace le plus improductif. Ma formation d'ingénieur sans doute me fait rechercher ces vérités qui nous font avancer. La grande difficulté toutefois réside dans la distinction que l'on peut faire entre des faits et des opinions. Et c'est là qu'on retrouve souvent la véritable source de conflits.


Ce verbiage sur la vérité... m'a rappelé cette scène mémorable du film A Few Good Men avec l'imparable Jack Nicholson en Colonel Jessep.




2010/09/08

Pour l'amour du Jeu

Au risque de paraître insensible aux yeux de certains, il est rare que je témoigne ouvertement de mes sympathies à l'égard de la disparition d'une personnalité publique, d'une célébrité ou même de victimes de tragédies qui font la nouvelle. Je trouve qu'on fait trop souvent un étalage émotif légèrement factice, comme si l'on était des intimes, alors que des milliers de gens perdent la vie chaque heure sur notre planète. Ces derniers, tout comme n'importe quelle vedette ont des proches, des familles, laissés dans le trou béant causé par ces départs, prévisibles ou non, et il m'aparaît alors que ces démonstrations effrénées servent souvent davantage à justifier les compatissants devant les autres dans une société où le bien paraître est de mise et où l'amour libre à la mode facebookienne est devenu un gage de la valeur humaine. Bon, j'exagère un peu ici, comme j'ai l'habitude de le faire...

Même si je ne le fais jamais ou presque de façon expansive, il m'est difficile de rester comme plusieurs parmi vous imperméable à la souffrance ou au deuil. Nous en vivons tous de ces épisodes bouleversants et qu'on le veuille ou non, la mort fait partie de la vie.

Mais je n'ai pu m'empêcher de le piailler hier, sur réception de cette nouvelle de son décès:




Un réflexe de ma part.

Une réponse que j'ai tenté de justifier de mille et une manières. Comme plusieurs, j'ai été éprouvée par la perte d'êtres chers aux main de ce mauditcancer. Rien que la semaine dernière, j'évoquais le souvenir du départ de ma chère maman. Et le père d'un intime subira demain une chirurgie visant à éliminer de ces satanées cellules. Puis j'ai essayé de me trouver de ces liens de proximité, me basant sur le fait que j'ai pu oeuvrer un temps sous la gouverne de l'homme alors qu'il était ministre, ou qu'il représentait la circonscription où je compte concrétiser mon rêve de refuge forestier.

Mais en bout de ligne, je n'avais pas à chercher. Ce qui se dégage par-dessus tout, c'est un homme de famille, un politicien, mais un homme qui vivait de son amour du jeu: le joute politique ou celle-là de la vie. Un modèle à suivre. Il me semble qu'il s'en fait de moins en moins de ces hommes ou de ces femmes-là.

C'est ainsi que je veux poursuivre la mienne, ma vie, avec cet amour du jeu: la passion.

Bon voyage, Claude Béchard. Vous me manquerez, mais je garderai votre souvenir, une inspiration.


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