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2009/11/20

Let's dance

J'aurais voulu être musicienne. Je n'ai survécu qu'à deux leçons de guitare. Deux profs aussi, dont l'une était une bonne sœur, Ursuline. Je ne me rappelle jamais son nom, mais son expression trop patiente est restée imprimée en mémoire. On m'a déjà dit posséder des doigts de pianiste : longilignes. Nombreux sont les claviers que j'ai pu maltraiter au cours de ma vie, la majorité d'entre eux étaient toutefois branchés à des ordis. Oh non, pas ce type de clavier non plus.






J'ai deux bons amis qui s'en sont acheté un à un moment donné, ç'a donné lieu à des concerts intimes, sans plus. Je ne suis pas musicienne du tout. Mais la musique est omniprésente dans ma vie. Il n'y a pas grand'chose qui me soit mentionnée sans qu'un air familier s'immisce en mon cerveau, se transformant parfois en ver de tête cette irrépressible hantise qui nous squatte l'espace cher qu'on a entre les deux oreilles.





En écrivant ces mots, c'est du Bowie (encore !) qui me trotte en tête. Let's dance. Comme dans les souliers rouges et la danse du blues… Danser le blues ?




Est-ce que ç'a commencé au printemps dernier, selon l'ex-coach Perron la saison de tous les péchés ? Les Canadiens faisaient trop la rumba, apparemment. Cette année sera-t-elle la danse des journalistes ? Bien quoi, avec toute cette histoire de Salsa de Foglia hier. Puis le département de monsieur Beauchamps invite ses Glorieux au bal, mais par la porte noble d'en avant, celle de l'officiel portail.




Hier encore à la radio, Claude Lemieux essayait de me convaincre dans l'impression que j'ai d'avoir raté la télé-réalité la plus divertissante de la saison, Battle of the Blades. Je dois admettre, j'aurais du m'y mettre. J'ai vraiment l'impression d'avoir raté quelque chose d'intéressant. Pas mal plus que Lance et Compte en tous les cas. On dit que celle-ci aura une suite et même une version toute pure laine. Ah là, il faudra que je suive l'affaire, moi qui évite d'ordinaire ce genre d'émissions télévisées, ces télé-réalités. Et ça n'est même pas par snobisme, c'est que je n'en ai tout simplement pas le temps…



Shae-Lynn Bourne et Claude Lemieux à Battle Of The Blades - photo: CBC.ca

2009/11/07

Soir de match, Vincent à Montréal

Daddy, daddy, are you gonna watch Vinny?

On a failli le lui ravir son Vincent. C'est ce que Robert avait dit en avril dernier et certains pensaient encore qu'à la veille de notre fête nationale ou peu après, nous l'aurions parmi nous.

Un beau grand joueur, tout pur laine et héros d'un peuple comme celui qu'il avait incarné dans le très beau film sur le Rocket, le Gros Bill.

Étrange, ce à quoi je pense des fois. Chaque fois que je pense à Jean Béliveau, je pense à mon père. Pas que le paternel ait joué au hockey, du moins à ma connaissance. Oh, il a sûrement, comme nombre de nos héros passés et actuels joué sur une glace extérieure, peut-être même un étang gelé. J'ignore si des photos existent pour que je puisse mieux me l'imaginer ainsi. Mais peu importe, on mentionne le nom de Jean Béliveau et je ne peux m'empêcher de penser à mon père.

C'est peut-être la grandeur. J'ai toujours eu un faible pour les grands hommes. De stature. De grandeur physique, j'entends. Six pieds trois. Béliveau en faisait six et quatre.

C'est peut-être aussi le fait que j'ai vendu mon âme à la flanelle en présence de ces deux hommes, l'un dans la télé, l'autre dont les genoux me servaient de siège au moment où le rituel du samedi soir avec René, Lionel et Richard se présentaient et nous montraient les moments de gloire de notre glorieuse Flanelle. Souvenirs heureux, des souvenirs d'une enfance heureuse dans la plus pure tradition, celle que je regrette d'avoir pu vivre moi même avec mon fils à son tour. Mais la vie dispose parfois de ses plans à elle...

Oui, le grand numéro Quatre de mes Glorieux. Mon père m'avait tranquillement préparée à sa succession à Béliveau, parce qu'il savait ces choses qui me paraissaient un tout petit peu mystérieuses encore, à peine entrée dans mon adolescence. Il m'avait avertie quelque temps à l'avance, ces héros ne meurent jamais de notre imaginaire, mais quittent un jour la glace. Et loin, dans son patelin natal, il y avait déjà ce héros nouvelle mouture, le successeur du Gros Bill. Il avait tellement suivi dans ses traces que leurs noms étaient dorénavant fixés à ce Colisée de ma ville à la vie et à la mort. Son nom? Guy Lafleur. On lui avait offert, dit-on, le quatre avant de le retirer. Mais Lafleur, le joueur, il a mis au monde à lui tout seul son dix, qu'écris-je! son Dix tout en lumière. Et jamais plus on n'entendrait parler de cette succession à Béliveau lui-même, ou à son Quatre qu'on aurait voulu faire redescendre au niveau de la patinoire...

Jusqu'à son émule, celui qui endosse ce même numéro dans des couleurs ennemies, aux couleurs d'un pays qui ne voit ni neige ni ne fait pousser ses hockeyeurs sur ces patinoires naturelles dignes de notre héritage patrimonial. Vincent Lecavalier. Bien, c'est lui qui l'aura dans son dos le quatre ce soir, même si on a rêvé de le voir revêtir plutôt en Tricolore pendant quelques mois la saison dernière et pendant quelques jours l'été dernier. Et nous l'attendons ce soir, Vincent. Comme un rêve encore? Ou comme l'homme à battre, celui qu'on sait peut nous faire suer, surtout qu'il s'amène avec le doux Alex qui pourrait vouloir démontrer une certaine... ah, j'aimerais mieux la garder à l'écart cette amertume teintée de la couleur des nouveaux préceptes de loyauté – lire vert, comme celle de l'argent, ce vil instrument de marchandage.

Car je préfère mon hockey à l'ancienne, dans cette formule illusoire où les bons portent l'uniforme béni, ont voulu porter bien haut ce flambeau tant chanté et qui font la guerre, parfois tant bien que mal, comme le faisaient à l'époque des John Ferguson, Peter Mahovlich et Steve Shutt et des Frank Mahovlich face aux Rod Gilbert et Gilbert Dionne et Jean Ratelle. Bon, OK, ça n'est plus tout à fait la même chose, mais ma ferveur partisane ne s'est pas délavée...

Mais si la mention du Gros Bill me rappelle vaguement mon père, celle de Vincent Lecavalier aussi a le même effet aujourd’hui.

Mais dis-moi donc, ô mon père, si tu regardes le match ce soir de chez-toi dans la grande région de Tampa Bay... So daddy, will you be watching tonite ? and who will you be rooting for, your own V4 or your, or better yet, our forever Habs ?

2009/11/03

Soir de match

Un petit billet tout court, pour dire que ce soir je suivrai probablement le match avec Marc-Antoine ou MAG que j'aime bien... Comme quoi les ruptures comportent des bons côtés.

Je m'ennuierai sûrement de mes compagnons d'une autre glorieuse époque, mais des fois le changement d'ambiance est bénéfique.

J'aurais voulu écrire un peu de mon écoeurantite de ces duels médiatisés Jaro – Carey, Andreï – Gui! et de Guy-Guy-Guy!-le-héros – Guy-Guy-Guy!-la-victime. Mais ç'aurait probablement déboulé dans une litanie terne et interminable... Je préfère garder mes énergies pour poursuivre mon aménagement en sérénité.

Sans compter que j'ai tout un chantier dans la cuisine... pendant que je me réacquaintais avec ces lointaines notions de HTML, mise en page web et autres gugusses inutiles et vains.

Une chance que je n'ai plus de progéniture à nourrir. Je serais sans doute mise sous enquête par la DPJ pour incitation extrême et prolongée à la malbouffe.

Le poulet de Cornouailles, c'est plus un projet de fin de semaine...