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2010/08/20

Des conflits dont je me passerais volontiers

Dans la vie comme au hockey, on aime donc se compliquer les choses.

Il y a quelques minutes, un règlement de comptes qui se déroule depuis un certain temps par médias interposés a attiré mon attention, opposant deux ex-personnages de mon équipe de hockey préférée.

Dans le coin gauche, le végétalien le plus connu de la planète hockey, dans le coin droit, l'ancien hockeyeur/entraîneur réel ou virtuel qui semble constamment à la recherche de réponses à ses questions existentielles. Ce qui m'a fait piailler:




Pour développer le fond de ma pensée, j'ajouterai que celui qui crie le plus fort n'a pas nécessairement tort non plus. Ces deux personnes vivent, selon toute évidence, un conflit personnel. De l'étaler sur la place publique ne fait qu'exacerber leur cas. Je n'en ai rien à cirer s'ils s'aiment ou non et ça n'a rien à voir avec mon appréciation pour le hockey.

C'est comme ça aussi dans la vie. Si on pouvait régler ce genre de conflits sans les exposer au vu et au su de tous, on s'éviterait bien des problèmes. La vie est déjà compliquée comme c'est là, pourquoi en rajouter une couche?

Guy et Georges, 2 minutes au banc pour avoir alimenté la curiosité des potineux. Et voici, bien respectueusement, mon conseil: shaddap your faces.




2010/02/07

Leçons de hockey

Ce n'est pas parce que j'ai des tendances cartésiennes – ouais, je sais, ça n'est pas toujours évident dans ce qu'il m'arrive de laisser sur ce blogue – et ce n'est pas parce que j'aime le hockey que je ne suis pas une personne facilement émue ou touchée par ces choses plutôt plates de la vie.

Tenez par exemple: j'ai une prédisposition toute naturelle à détester les Maple Leafs de T.O. C'est inscrit dans mon bagage génétique et je n'y peux rien. Et leur DG, bien je n'ai jamais vraiment apprécié ces personnalités Burkéennes: un étalage exagéré de truculence et de flash, quelque chose qui m'apparaît davantage comme suspect que comme trait de caractère à émuler. Mais c'est juste moi. Je suis après tout une personne relativement discrète qui se cache avec tous ses maux derrière un écran de mots. Bref, je n'ai jamais vraiment été épatée par les sparages du directeur général des Feuilles d'Érable. Mais pour la deuxième fois en quelques mois, les choses plates de la vie m'ont fait ressentir beaucoup d'empathie, de compassion et d'admiration pour l'homme coloré. J'ai été secouée terriblement d'apprendre le décès accidentel de son fils Brendan survenu avant-hier. Comme quoi sur le coup de la nouvelle, ce n'était plus cet homme costaud et brutal qui m'est apparu en tête, mais celui d'un homme atteint droit au plus vulnérable de son existence: j'ai peine à imaginer un mal humain aussi terrible que celui d'avoir à survivre à sa progéniture. À peine sorti de l'adolescence et du placard, Brendan avait tout le pouvoir de croire en ses ambitions de se faire un nom dans le monde du hockey. Un si beau rêve avorté dans la fleur de l'âge. À lire, si ce n'est déjà chose faite, cette confession (en anglais) qui mérite toute l'attention.

Un autre récit qui m'a fait essuyer une larme est celui de ce joueur de mon équipe préférée. Pendant que lui se battait pour faire sa place au sein du grand club, malgré maladresses et erreurs qu'on ne cesse de lui remettre sous le nez, sa mère livrait sa lutte à cet insidieux fléau qu'est le cancer. Je ne peux qu'avoir respect et admiration pour ce grand fils d'Irlande.

Et puis ce duo de cerbères, deux jeunes, le vaillant prince slovaque et le joyau. Cette histoire me touche particulièrement pour un tas de raisons. J'aime les gardiens de but, vous le savez. Mais sur cette histoire je reviendrai plus tard...

Mais pour l'instant je me réjouis ce cette victoire de cette équipe que je déteste. Les Maple Leafs viennent tout juste d'écraser des Sénateurs pourtant forts d'une série record de 11 victoires. Cinq à zéro. Je veux croire que c'était une motivation tout à fait particulière qui les a poussés dans ce triomphe. Particulièrement ce gardien qui en devait une au Burkie. Tout comme pour le Gipper dans la tête de Knute Rockne.






Eh bien quoi, en cette journée superbolique, même le hockey peut se permettre d'emprunter au football. On peut tous en tirer de fort belles et précieuses leçons...